e-candide ou l'optimisme

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jeudi 26 février 2009

Merci qui ?

MEDIATEUR DE REUSSITE SCOLAIRE

VOS MISSIONS : LUTTER CONTRE L'ABSEN TEISME ET LE DECROCHAGE SCOLAIRE. VOUS PARTICIPEZ A LA CREATION D'UN LIEN FORT AVEC LES FAMILLES DANS L'ETABLISSEMENT ET EN DEHORS. VERIFIER VOTRE ELIGIBILITE AUPRES D'UN CONSEILLER.

Voilà le type d'annonce que l'on commence à voir fleurir sur le site Internet du nouveau Pôle Emploi, l'ANPE quoi !

Type et Nature du contrat : CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 6 MOIS / CONTRAT ACCOMPAGN. EMPLOI

Expérience : DEBUTANT ACCEPTE

Formation et connaissances : PERMIS AUTO (B) SOUHAITE(E) NIV. 4 (BAC) EXIGE(E)

Salaire indicatif : HORAIRE 8,71 Euros (57,13 F)

Horaires : 20H00 HEBDO

En résumé, quelqu'un qui a eu le Bac, qui est d'accord pour gagner le SMIC, sur un temps partiel et qui est éligible CAE, c'est à dire au chômage depuis longtemps.

Sans vouloir dénigrer j'aimerais que l'on m'explique comment un bachelier (jeune ou pas), sans expérience ni formation, va réussir à réduire l'absentéïsme, là où les personnels de l'éducation formés et expérimentés échouent ?

mercredi 18 février 2009

Lettre à mon banquier

Madame, Monsieur le conseiller clientèle,
Madame, Monsieur le directeur d'agence,
Madame, Monsieur le directeur de secteur,
Madame, Monsieur le directeur régional,
Madame, Monsieur le directeur,
Mesdames, Messieurs les actionnaires,

En 2000 j'habitais Marseille. Mon codevi (aujourd'hui livret de développement durable !) de l'époque ayant atteint le plafond, je suis allé voir un conseiller de votre réseau pour savoir où placer le surplus. J'ai demandé un placement sûr et tranquille, comme le codevi malheureusement plafonné. Le conseiller m'a alors ouvert un compte épargne (lui aussi plafonné, mais je ne l'ai jamais atteint), mais m'a aussi proposé avec insistance une assurance vie. J'ai fini par accepter, pensant faire un autre placement tranquille et assurer mes vieux jours. Faisant confiance au conseiller j'ai signé sans m'intéresser plus que cela au contenu. Naïvement je pensais que ma demande serait satisfaite, et non pas le besoin du conseiller qui j'espère pour lui a touché, ce mois là, sa prime d'objectifs.

En 2002, après un déménagement professionnel, j'ai transféré mes comptes dans une autre agence de votre réseau. Là j'ai commencé à m'apercevoir que ce placement en assurance vie était bizarre. Entre les frais et les aléas je perdais de l'argent ! Moi qui avait demandé un compte tranquille, je me retrouvais à jouer en bourse, ce qui est contre ma philosophie. En allant voir un conseiller de la nouvelle agence, j'ai demandé à pouvoir changer de placement, plus sûr. Mais ce dernier m'encourage à persévérer, disant que seul le long terme est rentable dans ce genre de support. Là encore je me laisse convaincre, quel candide optimiste je suis !

En 2007 je déménage à nouveau, mais je n'ai pas changé d'agence. Mon idée était alors d'attendre de passer les 8 ans qui me permettent de clore ce compte légalement. Mais de report en report, je ne l'ai pas fait. Hier j'ai reçu mon relevé d'assurance vie. Je découvre que le placement que l'on m'a fait souscrire est un des plus risqués (4 sur une échelle de 5) et que le risque est consommé :

- depuis l'origine j'ai versé : 3 323,41 € - le montant de rachat est aujourd'hui de : 2 191,33 €

Je vous laisse calculer combien j'ai perdu. Bien sûr, vous n'y êtes pour rien, c'est la crise. Bien sûr j'ai signé, mais non seulement je ne suis pas expert dans le domaine, mais en plus j'avais émis une demande simple et claire qui n'a pas été respectée.

Je sais bien que je ne suis pas un client intéressant pour vous. Je ne gagne pas beaucoup, je ne vis pas à crédit, je n'envisage pas d'acheter mon logement. Que je reste ou pas dans votre établissement importe peu. Et de toute façon c'est pareil à côté.

Je sais bien que ceux qui liront cette lettre ne sont que des employés, subalternes d'un autre subalterne, cherchant à s'en sortir du mieux qu'ils peuvent. Nous n'avons plus à faire à des conseillers au service de clients, mais au service de chefs en cascade qui rejettent la faute sur celui du dessus, ou celui du dessous au grè des aléas.

Ce qui me peine le plus, c'est que vous croyez encore dans ce système, et que vous déconsidériez ceux qui veulent le changer.

En vous remerciant pour votre attention, je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs, mes sincères salutations.

e-candide

Un banquier, c'est quelqu'un qui vous prête un parapluie par beau temps et vous le reprend lorsqu'il commence à pleuvoir.

Citations de Samuel Langhorne Clemens, dit Mark Twain

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lundi 12 janvier 2009

Lettre pour la sécu

Voici un courrier que je viens d'envoyer à la CPAM, la sécu :

Madame, Monsieur,

En vacances en Franche Comté, régions de petites et moyennes montagnes, au climat hivernal assez froid, ma fille a attrapé la grippe. Après consultation d'un médecin, repos et patience lui ont été conseillés. Mais comme elle est généreuse, surtout en ces périodes de fêtes, elle a partagé son virus, que j'ai négligemment attrapé. Bien malade les premiers jours, au point de passer sobrement Noël, j'ai fait comme le médecin lui avait conseillé, patience et repos. Mais constatant qu'au bout d'une semaine cela ne passait pas, et que je devais reprendre la route pour un long voyage vers le ch'ti pays de résidence j'ai finalement décidé de consulter un médecin. Me trouvant à 510 km de mon médecin traitant, j'ai préféré visiter un médecin local, elle même remplaçante du medecin traitant de famille. Elle a pris ma carte vitale et m'a explicitement dit qu'elle indiquait dans la feuille de soin que j'étais en vacances loin de mon domicile. Elle a diagnostiqué une grippe en fin de bataille, m'a prodigué quelques examens et proposé divers remontants. J'ai réglé les 22 euros de la consultation. De retour à la maison, j'ai constaté sur mon relevé bancaire un remboursement de 10 euros. Me doutant qu'il s'agissait du remboursement de la consultation, j'ai essayé d'en savoir plus sur votre site Internet. En tentant de me connecter à mon espace personnel, il me manquait le code que je pouvais néanmoins trouver sur le relevé de soins. Mais depuis un an et demi que je suis arrivé dans le Nord, je n'ai jamais eu l'occasion d'être remboursé d'une quelconque maladie. Ma bonne santé générale est une bénédiction dont je profite au maximum et à laquelle je m'accroche. Bref, j'ai fait une demande de code qui vient de me parvenir en courrier postal. Grâce à lui je suis connecté à mon compte que je peux consulter, et qui me permet aussi de vous faire ce courrier. (Je tiens en passant à vous féliciter pour cet espace "service en ligne", très pratique. Mais là n'est pas mon propos du jour). Sur mon relevé électronique il est mentionné "Hors parcours coordonné Généraliste payé 22,00 euros, taux 50%, montant versé 11,00 euros, participation forfaitaire -1,00 euros". D'où les 10 euros de remboursement. Je comprends donc que je ne bénéficie pas du taux normal de remboursement à 70% car je ne suis pas allé chez mon médecin traitant. Pourtant sur votre site je lis "Vous pouvez consulter un autre médecin que votre médecin traitant, ... en cas d'éloignement de votre domicile (vacances, déplacement professionnel, etc.).". Il me semble que je suis dans ce cas là. Et si le médecin a oublié de le mentionner dans la feuille de soin électronique, les codes postaux de mon domicile et celui du médecin qui m'a soigné sont suffisamment éloignés pour comprendre qu'il m'était impossible de me rendre chez mon médecin traitant (sauf à attendre d'être guéri ?).

J'aimerais donc savoir pourquoi je n'ai pas été remboursé sur la base des 70% réglementaires ?

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

mercredi 3 décembre 2008

On devrait s'en réjouir, mais...

Fin de la publicité sur France 2. Une bien bonne nouvelle normalement ? On devrait se réjouir de retrouver un média indépendant des annonceurs. A ma connaissance, il n'y a que le Canard Enchaîné pour être dans cette position. Alors un grand média télévisuel en plus dans ce paysage c'est plutôt une bonne nouvelle.

Alors pourquoi cela pose t'il problème ?

Le nerf de la guerre : l'argent perdu d'un côté ne serait pas assuré de l'autre. Pourtant l'autre côté, l'état, crie haut et fort que si, il s'engage à maintenir le niveau des recettes.

Alors pourquoi cela pose t'il toujours problème ?

Ne serait-ce pas parce qu'on n'a plus confiance dans les promesses ?

lundi 24 novembre 2008

Les SDF ne meurent pas de froid (2)


Après avoir entendu qu'un SDF est mort de froid, j'ai voulu rappeler que ce n'est pas le froid qui tue mais bien la misère et donc que nous sommes, nous, la société, les citoyens, responsables. Le fait qu'il ne soit finalement pas mort de froid brouille le débat. Doit-on être soulagé, la cause est finalement plus acceptable ? Ou cela permet-il de prendre conscience que ce n'est pas le froid qui tue ?

Afin de me faire une idée, je suis allé lire les différents articles en ligne concernant le sujet, et surtout j'ai lu les réactions des internautes. Là, si j'ai pu lire des réflexions similaires à la mienne, j'ai été surpris de lire également des commentaires que je pensais d'un autre temps.

En réaction à l'article sur le nouvelobs (Bois de Vincennes : la mort du SDF pas liée au froid), Kezako titre son commentaire "Un choix de vie !!" et écrit :

"Soyons lucides: il y a à Paris suffisamment de centres d'hébergement, de systèmes sociaux, samu, etc. Donc si ce marginal a choisi de vivre dans un bois, dans une cabane, c'est un refus de la société, un choix de vie. Peux-on, doit-on forcer quelqu'un qui rejette la société à vivre parmi elle ? Sans doute eut-il fallu l'inciter à aller vivre dans une région moins froide, pour que le mode de vie qu'il s'est choisi ne soit pas mortel. Ce n'est pas un cas isolé: il y a dans les bois autour de Paris des centaines de marginaux qui refusent la société et qui se terrent dans des cabanes. C'est trop tard pour celui de Vincennes, mais encore applicable aux autres."

Croire encore aujourd'hui qu'il s'agit d'un choix de vie est étonnant. Pour les quelques personnes qui peuvent effectivement choisir un temps cette vie, il est faux de croire que c'est le cas de la majorité. Dans un article de Wikipédia, il est fait référence à une étude où il ressort que "trois SDF sur dix ont un emploi, en général précaire (contrat à durée déterminée, intérim) ; c'est généralement pour eux le coût du logement et l'insuffisance des logements sociaux qui les maintiennent à la rue."

Dans les réaction à l'article de Libération (Le froid n'est pas à l'origine de la mort du SDF au bois de Vincennes ), une personne témoigne :

"SDF c’est comme le cancer chacun le porte soit. Jamais il ne se déclarera pour les plus chanceux, soit un jour il se déclare avec plus ou moins de violence et la faute à pas de chance. Moi aussi je me suis retrouvé dans une situation très difficile perte d’emploi, quitter son logement confortable, et j’en passe. J’ai quitté ma compagne, mes enfants ma région d’origine (PACA) dans l’attente de jours meilleurs, pris mes deux chiens trop vieux pour les laisser au chenil car même les bêtes peuvent mourir pour elles cela aurait été de chagrin. Je me suis installé dans l’Allier non pas pour le charme de sa nature mémé si celui-ci est réel, mais parce que j’ai pu trouver ici un toit pas cher dans une ancienne usine désaffectée. C’est mieux qu’une cave en PACA ou une cabane dans la garigue. J’attends le plan Borloo qui parait il est sans condition de ressources, je pourrai peut être réparer le toit après tout on peut toujours espérer. Si une personne à un convecteur dans un grenier il sera le bienvenu pas pour moi mes pour mes chiens car moi je me chauffe avec un vieux poêle à bois, quant je vais dormir dans la tente que j’ai installé dans la battisse le poêle n’est plus alimenté et la nuit les températures sont très basses. Pour le reste je me D… Le bonheur montre les gents heureux l’adversité révèle les grands. Sa change rien mais se le dire sa réconforte. Les Médias, la Presse, la gauche, la droite les mettre à l’index ne changera rien c’est comme ça un sale moment dans un moment de la vie ni plus ni moins. J’ai la chance d’être en bonne santé du soutien, l’amour de ma compagne et de mes enfants ceux qui a du faire défaut à ce malheureux. Paix a lui."

Sur le site de France 2 (Un SDF retrouvé mort dans le bois de Vincennes) un autre témoignage, de nanou1014

"Le pire : être SDF, on peut l'être, personne n'est protégé. Tout peut basculer très vite!!! Beaucoup de personnes ne se sentent pas concerner car elles pensent être protégées avec leur statut social J'ai connu un SDF, dans ma ville, qui auparavant était chirurgien-dentiste, une autre qui exerçait la proféssion d'éducatrice spécialisée. J'étais la première surprise, et oui quand on donne un peu de son temps, on peut aller au-delà des apparences.
L'habit n'a jamais fait le moine!
"

Deux témoignages cela n'est pas une conclusion, mais le préjugé inverse de Kezako non plus... à moins qu'il ne m'indique une étude sur le sujet. Dans cette étude de l'insee, le "choix de vie" n'est même pas évalué. Tellement il est hors sujet ?

Un autre commentaire de France 2 est très provocateur, ou même choquant :
francelibre2012 : "Toute façon dans notre pays on a des Français SDF dehors et des clandestins qui violent les lois qui sont dans des HLM ou a l'hotel....  "

ou sur M6info.fr (Mort du SDF : pas liée au froid) Sagnélis écrit :

"Il faut arréter de donner des milliards pour l'humanitaire, a l'étranger, car tout le monde le sais, laes pays capitalistes donne "exemple" 100 milliards, 30 revient au pays capitaliste (en cadeau)69 pour le responsable du pays aidé (le chef d'état, dans sa poche)et un milliard pour l'aide réelle, ou il faut deduire les frais de fonctionnement et de transport, les vols et raquettes,ect... donc, donné l'argent aux miséreux de france, il y en a des milliers!!! en france des femmes avec des enfants vivent dans des caves sans chauffage, d'autres dans des voitures, c'est un scandale."

Cet amalgame xénophobe qui ne sert qu'à monter les gens les uns contre les autres, s'entend et se lit malheureusement encore beaucoup. Sans doute parce que les militants de ces positions s'invitent facilement dans les forums. C'est parce qu'ils sont visibles que je les mentionne, mais je n'apporterai pas d'arguments tellement la bêtise de tel propos me choque !

Ensuite j'ai lu de nombreux commentaires culpabilisant, comme sur le site de France 2 :

Mimi75012 :"Ce pauvre homme n'est pas mort de froid. Petite question: Les fêtes de fin d'année arrivent bientôt; avez-vous l'intention de partager votre table de réveillon avec un SDF. Bande de bobos va!"

ou sur lefigaro.fr (Vincennes: SDF mort depuis plusieurs jours )

fanfan : "bravo à tous les courageux Et bien sur personne n'avait remarqué sa présence et sa détresse.....................auquel cas on aurait peut ^^etre pu éviter le pire que tous ceux qui sont passés sans rien dire soient poursuivis pour non assistance à personne en danger............. Mais bien sur il n'y avait personne à l'endroit dit..........."

ou encore lepost.fr (Paris: Francis, SDF, mort au Bois de Boulogne ),

Hervé
: "Nous vivons dans un monde où la solidarité entre les êtres humains n'existe plus. Compter sur les pouvoirs publics, c'est une chose aider son voisin de palier, le sdf dans la rue c'est autre chose. Qui le fait réellement? Ne soyons pas hypocrites. Nous sommes devenus des individualistes bien loin des problèmes de notre voisin. "

La société ne résout pas le problème, alors c'est à chacun individuellement de le faire ? On ne connait pas le nombre exact de SDF en France, supposons 100 000. Il suffit donc que 100 000 familles "adoptent" un gentil SDF et le problème serait résolu. Ensuite on s'attaquera au mal logement, puis à la pauvreté en général ? Bien sûr qu'il faut parfois que l'individu fasse preuve de courage face à la misère qu'il côtoie. Il y a des regards, des discussions, des engagements à oser. Mais c'est la société qui peut apporter une réponse complète. Par la redistribution des richesses via les impôts par exemple. Car on lit parfois aussi des commentaires comme celui de Mort2rire sur nouvelobs.com :
"Quand cela m'arrive Je préfère acheter quelque chose à manger pour un sdf plutôt que de lui donner de la monnaie qui risque de finir en alcool (alcool l'hiver: danger hypotermie)."

C'est bien généreux de sa part, mais ce principe est une humiliation terrible. Est-ce que le patron de Mort2rire lui donne un salaire tous les mois ou alors un panier garnis de ce qu'il faut manger parce que c'est bon pour lui, un costume qui lui va bien, un appartement de fonction choisi par ses soins ? L'argent est un moyen d'être libre de ses choix, pourquoi les SDF ne seraient ils pas libres ?

Raleur sur lepost.fr exprime bien la différence entre une politique (de droite ?) basée sur l'aumône, et celle (de gauche ?) basée sur la solidarité :
"Quand on parle à ce gouvernement de justice sociale, j'ai bien peur qu'il ne comprenne qu'aumône, et qu'il ne prenne comme mesure concrète pour les SDF, de demander aux nantis de bien vouloir leur donner un peu plus à la sortie de la grand messe du dimanche..."

Finissons pas la touche d'humour qui permet souvent de bien comprendre le fond du problème (vu sur libération) :
emoi à l'Elysée!

Dernière info de l'AFP: "La mort d'un SDF dans le bois de Vincennes a vivement ému Môssieur le Président. Il a immédiatement convoqué plusieurs ministres pour prendre les mesures adéquates. Le porte parole de l'Elysée a précisé que Le Président trouve inadmissible que dans un pays comme la France, une des grandes puissances du monde, un des pays les plus riches, le pays du foie gras, du TGV, d'airbus etc on puisse mourir de froid à 50 ans. Une loi sera prochainement présentée au Parlement pour interdire de mourir de froid et de misère. MAM a été invitée à alerter toutes les polices du pays afin de prendre toutes mesures dans ce sens.M.Nicolas Sarkosy se rendra, ainsi que tous les membres du gouvernement à une messe solennelle en la cathédrale Notre Dame de Paris afin de rendre hommage à ce pauvre homme.

dimanche 23 novembre 2008

Les SDF ne meurent pas de froid

Chaque hiver, lorsque les températures baissent et qu'un SDF décède, la presse unanime titre sur le premier SDF mort de froid. Malheureusement, ce n'est pas le froid qui tue, mais la misère. Pour les accidents de la route, est ce que l'on dit que ce sont les voitures qui tuent ? C'est donc nous, la société, qui ne sommes pas capables de sauver ces personnes qui sommes responsables de leur décés. De nombreux SDF meurent également l'été, à un âge bien inférieur à l'espérance de vie normale, comme le souligne le collectif les morts de la rue. Mais on n'en parle pas. Il est en effet plus facile de se dédouaner sur le froid.