e-candide ou l'optimisme

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jeudi 26 février 2009

Merci qui ?

MEDIATEUR DE REUSSITE SCOLAIRE

VOS MISSIONS : LUTTER CONTRE L'ABSEN TEISME ET LE DECROCHAGE SCOLAIRE. VOUS PARTICIPEZ A LA CREATION D'UN LIEN FORT AVEC LES FAMILLES DANS L'ETABLISSEMENT ET EN DEHORS. VERIFIER VOTRE ELIGIBILITE AUPRES D'UN CONSEILLER.

Voilà le type d'annonce que l'on commence à voir fleurir sur le site Internet du nouveau Pôle Emploi, l'ANPE quoi !

Type et Nature du contrat : CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 6 MOIS / CONTRAT ACCOMPAGN. EMPLOI

Expérience : DEBUTANT ACCEPTE

Formation et connaissances : PERMIS AUTO (B) SOUHAITE(E) NIV. 4 (BAC) EXIGE(E)

Salaire indicatif : HORAIRE 8,71 Euros (57,13 F)

Horaires : 20H00 HEBDO

En résumé, quelqu'un qui a eu le Bac, qui est d'accord pour gagner le SMIC, sur un temps partiel et qui est éligible CAE, c'est à dire au chômage depuis longtemps.

Sans vouloir dénigrer j'aimerais que l'on m'explique comment un bachelier (jeune ou pas), sans expérience ni formation, va réussir à réduire l'absentéïsme, là où les personnels de l'éducation formés et expérimentés échouent ?

samedi 22 novembre 2008

L'inertie du mammouth

Un commentaire du billet Grève des enseignants de l'Education nationale sur le site L'éducation ou l'école au jour le jour

Bonjour,

J'ai découvert votre blog il y a quelques semaines et je commence à le parcourir avec intérêt. Je suis tout à fait d'accord avec votre billet sur la grève. Mais cela suscite en moi de nombreuses interrogations. Je suis parent de deux élèves dans le primaire, élu au conseil d'école depuis l'an passé et j'essaie de comprendre le fonctionnement de "l'école" !

Mais, finalement, en protestant à juste titre contre ces décisions, les grévistes vont dans le même sens. C’est là le paradoxe. Bien sûr qu’il faudrait au contraire se réjouir de la suppression des RASED… à condition que le système éducatif, ses orientations, les pédagogies, les pratiques, fassent que l’école s’adapte aux différences, aux rythmes, aux processus d’apprentissages, de chaque enfant, et non l’inverse.

Tout à fait d'accord. Cela me fait penser à un autre combat de même nature. Il y a des pétitions qui circulent contre les caisses automatiques dans les supermarchés. On en vient à défendre le métier de caissières sous payées, travaillant à temps partiel forcé, déconsidérées par la hiérarchie et les clients stressés, futures ou déjà malades du dos, des bras... Bref on devrait se battre pour leur suppression mais au nom du maintien de l'emploi on se bat pour les garder ! C'est au niveau d'un emploi digne pour tout le monde que le combat devrait se situer.

On défend aujourd'hui les RASED et demain ce sera le soutien obligatoire suite à la suppression du samedi. Actuellement il y a quelques voix pour le critiquer. Mais dans 2, 5 ou 10 ans quand on le supprimera, il y aura des grèves pour demander son maintien !

C’est le système et aussi ce qu’il vise dans ses finalités qui doit faire l’objet de manifestations, de résistances. Il y a pourtant du monde qui peut le comprendre, qui l’a compris : les mouvements pédagogiques, un nombre de plus en plus important de parents, beaucoup de citoyens.

Oui... mais non ! Oui il y a du monde qui prend du recul et qui se pose la question des finalités. Mais ce monde n'est rien contre l'inertie de la machine (tiens, je n'ai pas dit mammouth). Une anecdote : l'an passé dans l'école de mes enfants, il y a eu une suppression de classe à cause de la baisse des effectifs. Les parents se sont mobilisés, nous sommes allés voir l'inspecteur d'éducation de la circonscription pour lui demander de défendre notre point de vue (l'aspect social du quartier, le nombre d'enfants en difficulté qui nécessite moins d'enfants par classe que la moyenne, tels étaient nos arguments). L'IEN nous a bien reçu et a récité son texte : les chiffres, les chiffres, les chiffres avec 2 décimales pour compter les enfants. Et quand on parle du contexte social "il sait bien mais on n'y peut rien"... Et quelques semaines plus tard, je rencontre le même IEN en train de fustiger la politique actuelle, de défendre nos idées dans un débat citoyen, puis à la grève du 20 il était dans les rangs des manifestants à serrer les mains des syndicalistes pour afficher son soutien. Je ne dis pas qu'il aurait pu sauver la suppression de la classe de notre école, mais pourquoi ne nous a t'il pas reçu moins technocratiquement ? Quelle schizophrénie que de devoir appliquer des décisions qu'il ne cautionne pas ! Est ce un soldat ? Ou alors il cache bien son jeu et c'est un infiltré ! Cela me laisse donc prudent sur la capacité de réforme (révolution ?) de l'énorme machine.

Je vois également d'autres freins : même si j'ai le sentiment qu'une autre école est possible, je ne vois pas comment elle peut s'appliquer concrètement dans l'école de mes enfants. Il y a pourtant quelques avancées : ateliers l'après midi, mélange des classes par exemple. Mais globalement les enseignants restent sur les schémas classiques. Et les parents le demandent également : le retour aux fondamentaux, le soutien du soir sont très appréciés. Il faudra beaucoup de temps avant que les grandes idées ne s'installent vraiment dans les écoles des quartiers... Il est plus rassurant pour tout le monde de rester sur le modèle de la domination, pour reprendre l'idée de Marshall B. Rosenberg (Vers une éducation au service de la vie). On est tous entrainé par l'inertie actuelle, que les quelques cas isolés qui arrivent à s'en extraire ne peuvent rien pour l'arréter, ou même la ralentir.

Et question que je me pose : est-ce que j'ai envie de sauver l'école publique, telle qu'elle est ? non ! Mais est-ce que j'ai envie qu'elle disparaisse ? diantre non !

Après tout, nous sommes majoritairement issus de l'école publique, et personnellement, je ne me plains pas de ce qu'elle a fait de moi. Alors pourquoi la changer ?

e-candide

mercredi 29 octobre 2008

Les réformes de l'école primaire : qui est pour ?

Si vous cherchez des arguments, des humeurs, des colères contre la mise en place des réformes Darcos sur l'école, vous trouverez pléthore de sites et autres blogs. Mais s'il vous vient à l'idée de rechercher des arguments pour la réforme, cela se complique. Sur les sites officiels comme www.education.gouv.fr, on ne trouve que de l'institutionnel. Si on lance une recherche dans Google, quel mot clé utiliser ? Si on cherche par intuition, on trouve sur le site de la PEEP un communiqué de presse encourageant mais questionneur (et encore il faut le vouloir pour le trouver). Sur le site du figaro, je n'ai trouvé que des articles factuels ou des interviews d'opposants :


Alors cela veut-il dire que personne n'est pour ? Merci de m'éclairer.